Jean-marc Le Jeune
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Au-delà de l’Afrique


Afrique. A l’origine, un livre de photographies de Michel Huet, une série sur des danseuses africaines. Un hasard. Une fascination. Une source d’inspiration.

Danse. La danse africaine a des codes à partir des quels les danseuses peuvent improviser. Elles démarrent sur un appel musical, un rythme qui ouvre sur une transe où le corps évolue librement, le même thème musical donnant naissance à une expression chaque fois différente, chaque fois renouvelée.

Energie. L’énergie qui se libère dans la danse africaine fait l’écho à celle du geste de création. Les improvisations provoquées par la danse, le mouvement, le rythme, la musique s’expriment sur la toile.

Partager. Retranscrire cette énergie, ces sensations, les donner à voir, les partager avec ceux qui les regardent. Peu à peu, les solistes ont fait place aux groupes de danseuses et de musiciens, la musique s’est intégrée à la toile, le rythme devenant un élément de la composition et non plus seulement un accompagnement dans le travail. C’est un thème de recherches et d’improvisation en perpétuelle évolution. Inépuisable.

Geste. La technique doit être au service de la sensation brute. Tantôt figurative, tantôt non. Il ne s’agit pas ici d’une démarche esthétisante ni de la vision d’un continent mais bien plutôt de la traduction des sensations provoquées par l’Afrique, ses rythmes, ses danseuses.

 

Pour s’exprimer sans se limiter, toutes les techniques sont utilisées au service du même thème. Acrylique, aquarelle, fusain, encre, sculpture sur pierre, monotype.
De la plus rapide à la plus lente, du petit au grand format. A chaque technique, un rythme de travail différent pour une sensation différente, une improvisation différente,
une création différente.

Tourbillons de corps, de silhouettes, de couleurs. On entend comme l’écho d’un rythme de l’autre côté de la toile et l’on se prête à rêver nous aussi, en l’Afrique, à ses danseuses et à leur liberté. Une impression un rien étrangère, un rien nouvelle, lointaine et néanmoins familière, comme un écho que la toile nous renvoie que la toile nous révèle.

Forte impressions d’un continent inconnu, où liberté, énergie, sensualité, danses, couleurs et mystère se mélangent à l’infini.


Nathalie Le Jeune